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« Ce site a peut-être été piraté » sous votre nom dans Google : ce que voient vos clients et comment retirer la mention

La mention ne part pas d'elle-même : Google attend que le site soit réellement nettoyé. Voici ce qu'elle signifie, ce qu'elle vous coûte, et l'ordre dans lequel la faire disparaître, avec les délais annoncés par Google.

📅 3 novembre 2026✎ Bilal Destouches⏱ 9 min de lecture

Un client vous l'a signalé, ou vous l'avez vu en cherchant votre propre entreprise : sous votre site, dans les résultats de Google, une ligne indique que le site a peut-être été piraté. Le texte exact, en français, est « Il est possible que ce site ait été piraté ». C'est la traduction de l'anglais « This site may be hacked », et beaucoup le recherchent sous la forme « ce site a peut-être été piraté ».

Cette mention ne part pas d'elle-même. Google l'écrit sans détour : elle n'est supprimée que lorsque le propriétaire du site effectue les actions nécessaires. Voici ce qu'elle signifie, ce que voient vos clients, ce qu'elle vous coûte, et l'ordre dans lequel la faire disparaître, avec les délais que Google annonce.

Ce que vos clients voient dans Google

La mention s'affiche à côté de votre résultat, dans la page de résultats de Google. Votre titre, votre adresse et votre description restent là, mais avec cet avertissement accolé.

Ce que Google dit à vos clients est sans ambiguïté. Dans son aide de la Recherche, destinée aux internautes, il explique que le message apparaît lorsqu'« il nous semble qu'un pirate informatique a modifié certaines pages sur le site, ou y a ajouté des pages de spam ». Il ajoute qu'en visitant le site, l'internaute risque d'être redirigé vers du spam ou un logiciel malveillant, et lui conseille de ne pas consulter le site tant que le message est affiché.

Autrement dit, Google recommande à vos propres clients de ne pas venir chez vous. La plupart suivront ce conseil, ou iront chez le concurrent du résultat suivant.

La mention ne touche pas forcément toutes vos pages

Google parle de pages : sa documentation pour les propriétaires prévoit le cas où « des pages spécifiques s'affichent avec des avertissements dans les résultats ». Votre page d'accueil peut sortir sans mention sur votre nom, et une page de service la porter sur une autre recherche. Un contrôle sur une seule requête ne suffit donc pas à conclure que tout va bien.

Reconstitution simplifiée · ce que lit un client

Une cliente cherche « plombier exemple-ville ». Parmi les résultats, le vôtre :

Plomberie Exemple · Dépannage 7j/7 à Exemple-Ville
https://www.plomberie-exemple.fr
Il est possible que ce site ait été piraté.
Fuite, débouchage, chauffe-eau : intervention en moins d'une heure…

Le résultat juste en dessous, celui d'un concurrent, n'a aucune mention. Le choix se fait en une seconde.

Pourquoi Google affiche-t-il cette mention ?

La mention correspond à ce que Google appelle le contenu piraté : « tout contenu placé sur votre site Web sans votre autorisation, en raison de failles de sécurité », selon le rapport sur les problèmes de sécurité de Search Console. Dans la pratique, sur un site WordPress, cela recouvre surtout :

  • des pages de spam créées sur votre domaine : casino et paris en ligne, pharmacie, contrefaçon, pages en japonais, souvent par milliers ;
  • du texte ou des liens ajoutés à vos pages existantes, parfois invisibles pour vous ;
  • une redirection qui envoie vers un autre site les visiteurs venus de Google, sur mobile ou à la première visite (notre article sur les redirections de WordPress piraté la détaille) ;
  • du cloaking : votre serveur montre à Google une autre page que celle que vous voyez. C'est le cloaking, la raison pour laquelle beaucoup de propriétaires ne voient rien en ouvrant leur site.

Le pirate ne cherche pas à abîmer votre site : il se sert de la confiance que Google accorde à votre domaine pour faire classer ses propres pages.

Quatre avertissements à ne pas confondre

La mention dans les résultats n'est qu'un des signaux que Google peut émettre. Chacun a sa cause, son public et sa façon de se lever.

AvertissementQui le voitCause
« Il est possible que ce site ait été piraté »Toute personne qui voit votre résultat dans GoogleContenu piraté : pages de spam, texte injecté, redirections
« Ce site risque d'endommager votre ordinateur »Toute personne qui voit votre résultat dans GoogleSelon Google, le site peut permettre l'installation de logiciels malveillants
Page rouge plein écran, « Site dangereux » dans ChromeTous vos visiteurs, d'où qu'ils viennent : Google, un lien, un favoriLa navigation sécurisée (Safe Browsing) : hameçonnage, ingénierie sociale, logiciels malveillants ou indésirables
Rapport Problèmes de sécuritéVous seul, dans Search Console, avec un e-mailLe détail de ce que Google a détecté, avec des exemples d'URL

La page rouge est la plus brutale : elle s'interpose entre votre site et tous vos visiteurs, y compris vos clients fidèles qui tapent votre adresse. D'après l'aide de Chrome, l'intitulé actuel est « Site dangereux » ; selon le navigateur et sa version, vous croiserez aussi des formulations comme « Site trompeur ». La liste de la navigation sécurisée de Google est utilisée par la plupart des navigateurs courants, pas seulement par Chrome.

La mention dans les résultats, elle, ne bloque pas l'accès : c'est un avertissement, que l'internaute peut ignorer.

Le rapport Problèmes de sécurité est la source qui fait foi. Google précise que ses avertissements de navigateur dépendent du contexte de navigation et ne sont pas toujours reproductibles, et que ce rapport reste la référence pour savoir si un problème existe ou a été corrigé. Notre article sur le rapport Problèmes de sécurité de Search Console en détaille la lecture.

Ce que la mention vous coûte

Des clics, mesurables

Une partie des internautes qui voient la mention ne cliquent pas. Vous pouvez le constater vous-même dans Search Console, rapport Performances : comparez, page par page, le taux de clics des semaines précédant la date de première détection indiquée dans le rapport Problèmes de sécurité avec celui des semaines qui suivent. Une chute du taux de clics à position égale est la trace directe de la mention.

Votre image auprès des clients

Le coût le moins visible est le plus durable. Un client qui lit « piraté » sous votre nom se demande ce qu'il risque en vous écrivant, en payant en ligne ou en vous confiant ses coordonnées. Pour une activité de proximité, où l'on vous cherche par votre nom avant d'appeler, c'est la première impression qui est abîmée.

Ce que la mention n'est pas

Ce n'est pas une action manuelle, la sanction décidée par un examinateur de Google pour manipulation de son index. Google oppose clairement les deux : les problèmes de sécurité peuvent s'accompagner d'un avertissement visible, alors que la plupart des actions manuelles font baisser ou disparaître des pages « sans aucune indication visuelle pour l'internaute ».

Mais la mention n'est pas sans effet sur votre visibilité. Dans sa page « Pourquoi mon site apparaît-il comme dangereux dans la recherche Google ? », Google indique que des pages piratées peuvent être retirées de ses résultats, et que le fait d'avoir été signalé peut perturber votre classement pendant un certain temps, même après correction.

Vérifier ce que voient vos clients

Avant d'agir, établissez l'état des lieux tel qu'un client le voit. Notez la date et les résultats : ils serviront à mesurer le retour à la normale.

  1. Recherchez votre nom, celui de l'entreprise et, si vous en avez, le nom de vos services principaux avec votre ville. Repérez sur quels résultats la mention apparaît.
  2. Recherchez votre domaine avec la commande site:votredomaine.fr. Elle liste les pages de votre site que Google connaît. Faites défiler : des titres en japonais, des casinos, des médicaments que vous ne vendez pas sont des pages créées par le pirate.
  3. Affinez avec des mots révélateurs, comme le conseille Google : site:votredomaine.fr viagra, site:votredomaine.fr casino, site:votredomaine.fr prêt.
  4. Vérifiez la navigation sécurisée : le rapport de transparence Safe Browsing indique si Google considère votre adresse comme dangereuse. Il est accessible à tous, sans Search Console.
  5. Ouvrez Search Console, menu Sécurité et actions manuelles, puis Problèmes de sécurité et Actions manuelles.

Google déconseille d'ouvrir dans votre navigateur une page signalée pour logiciel malveillant. Pour voir ce que votre serveur envoie réellement à Google, utilisez l'outil d'inspection d'URL de Search Console ; notre guide pour vérifier si votre site est piraté déroule ce contrôle et les autres.

Vérifiez par vous-même, sans nous
  1. Dans Google, tapez site:votredomaine.fr et parcourez les pages listées. Des titres qui ne vous ressemblent pas sont servis depuis votre site.
  2. Dans Search Console, ouvrez Sécurité et actions manuelles puis Problèmes de sécurité.
  3. Collez une URL suspecte dans le Test des résultats enrichis et cliquez sur Afficher la page testée, onglet HTML : vous lisez ce que votre site envoie à Google.

Le détail de ces trois vérifications est sur notre page méthode.

Retirer la mention : l'ordre à respecter

La procédure que donne Google tient en quatre étapes. L'ordre compte : une demande envoyée avant la fin du nettoyage ne fait pas qu'échouer, elle retarde la suivante.

1. Nettoyer réellement le site, et fermer la porte d'entrée

Supprimer les pages de spam visibles ne suffit pas. Google demande de corriger le problème sur tout le site, pas seulement sur les pages citées en exemple, et de corriger la faille qui a permis le piratage : « si vous ne le faites pas, votre site risque d'être à nouveau piraté ». Sur WordPress, cela veut dire trouver la porte d'entrée (extension vulnérable, mot de passe volé, extension piratée), remplacer les fichiers, retirer les portes dérobées et changer tous les accès. Notre méthode complète pour nettoyer un site WordPress piraté décrit chaque étape.

2. Valider votre site dans Search Console

C'est la première étape que cite Google, et elle est obligatoire pour la suite : la demande d'examen se fait depuis Search Console, par un propriétaire confirmé du site. Si un prestataire avait créé l'accès, demandez-lui de vous ajouter comme propriétaire. Profitez-en pour contrôler, dans Paramètres puis Utilisateurs et autorisations, qu'aucun propriétaire inconnu n'a été ajouté : c'est une habitude des pirates.

3. Demander l'examen depuis le rapport Problèmes de sécurité

Quand tout est propre, cliquez sur Demander un examen dans le rapport Problèmes de sécurité, en décrivant ce qui a été trouvé et corrigé. Google le dit : « après avoir vérifié que l'intégrité du site est rétablie, nous supprimerons la notification ». La rédaction de cette demande, ce que Google attend et les erreurs qui la font refuser sont détaillées dans notre article sur le réexamen dans Search Console.

N'envoyez qu'une demande à la fois. Google précise qu'une demande soumise alors que le problème n'est pas résolu peut ralentir le traitement de la suivante, et que vous pouvez même être marqué comme récidiviste.

4. Attendre, en connaissant les délais

SituationDélai annoncé par Google
Examen d'un site piraté pour du spam (pages ou texte injectés)Plusieurs semaines : la demande peut faire l'objet d'une enquête manuelle ou d'un nouveau traitement de toutes les pages piratées
Examen d'un site infecté par un logiciel malveillantQuelques jours
Retrait des avertissements une fois le site jugé sain« Dans les jours suivant » la décision ; sous 72 heures selon la documentation web.dev
Mise à jour de la navigation sécurisée, de Chrome et de Search ConsoleUn à deux jours de décalage entre les systèmes

Search Console vous écrit quand la demande est reçue, puis quand l'examen est terminé. Si la demande est approuvée, les catégories de piratage et les exemples d'URL disparaissent du rapport.

La mention s'affiche, mais Search Console ne signale rien

C'est un cas prévu par Google. Si aucun avertissement n'apparaît dans les rapports de Search Console, écrit-il, « il peut s'agir d'un problème détecté par un algorithme ». La conduite à tenir change sur un point : vous devez tout de même corriger le problème, mais vous n'avez pas besoin de demander un examen. La prochaine fois que Google explorera votre site, la correction sera détectée et le site ne sera plus signalé.

Deux vérifications avant de conclure à ce cas :

  • Regardez la bonne propriété. Le rapport porte sur la propriété que vous ouvrez. Une propriété limitée à https://www.votredomaine.fr ne montre pas ce qui touche un sous-domaine ou la version sans www ; une propriété de type domaine couvre l'ensemble.
  • Vérifiez vos notifications. Les propriétaires confirmés doivent recevoir un e-mail pour chaque alerte. Google prévient que certains pirates modifient ce paramètre dans le compte pour empêcher le propriétaire de recevoir les messages.

Pour aider Google à repasser vite sur les pages nettoyées, vous pouvez demander leur indexation depuis l'outil d'inspection d'URL. C'est facultatif : sans cela, elles seront explorées au fil du temps.

Les pages de spam qui restent dans les résultats

Après le nettoyage, la recherche site: continue souvent d'afficher des pages de casino ou de pharmacie sur votre domaine. Ce sont des restes de l'index de Google, pas forcément une infection active : la question est ce que ces adresses répondent aujourd'hui.

  • Elles doivent répondre 404 ou 410. Une page supprimée doit renvoyer une erreur « introuvable » (404) ou « supprimée » (410), pas votre page d'accueil ni une page vide qui répond normalement. D'après l'aide de l'outil de suppression, c'est ce que Google demande pour une suppression définitive, et il retire de lui-même ces adresses lors des explorations suivantes.
  • L'outil de suppression accélère, temporairement. Dans Search Console, menu Suppressions, l'option Supprimer temporairement l'URL masque une adresse, ou toutes les adresses d'un même dossier, pendant six mois environ. Elle est utile quand le pirate a créé ses pages dans un répertoire reconnaissable, par exemple /casino/. Elle ne remplace pas le code 404 ou 410, sans quoi les pages peuvent revenir.
  • N'y mettez jamais vos vraies pages. Google est formel : l'outil de suppression ne concerne que les pages que vous ne voulez jamais voir dans les résultats. Une page légitime que le pirate avait modifiée doit être nettoyée, puis réindexée, pas supprimée.
  • Un extrait sale sur une vraie page peut être retiré avec l'option Effacer l'extrait dans la recherche : Google n'affiche plus de description jusqu'à la prochaine indexation, qui prend le contenu nettoyé.

La documentation web.dev de Google présente cette étape comme facultative : quand les pages créées par le pirate répondent 404, elles disparaissent progressivement de l'index. L'outil de suppression se justifie quand elles sont nombreuses à s'afficher sur des recherches liées à votre nom, ou qu'elles peuvent encore nuire aux internautes.

Si la mention ne part pas

Pour les résultats signalés, Google donne un repère : si vous ne voyez aucun changement une semaine après la correction, revenez au début et vérifiez que le problème est vraiment résolu. Si la demande d'examen est refusée, Google peut afficher de nouveaux exemples d'URL dans le rapport, et les avertissements restent affichés dans les résultats et les navigateurs.

Les causes les plus fréquentes d'un échec, dans notre expérience des sites WordPress :

  • une porte dérobée oubliée qui recrée les pages de spam quelques jours après le nettoyage, souvent par une tâche planifiée ou un fichier caché dans le dossier des médias ;
  • un spam servi uniquement à Google, que vous ne pouvez pas voir depuis votre navigateur et qui n'a donc pas été retiré ;
  • une faille restée ouverte : l'extension vulnérable est toujours là, et le pirate revient par le même chemin.

Dans les trois cas, renvoyer la même demande ne sert à rien : une demande prématurée laisse le site signalé plus longtemps.

Le faire vous-même ou le confier

Retirer la mention demande deux compétences distinctes : nettoyer un site WordPress en profondeur, et parler à Google avec ses outils et ses preuves. Si vous préférez confier les deux, nous faisons le diagnostic, le nettoyage, la sortie des pages de spam de Google et la demande d'examen, avec le détail écrit de ce qui a été retiré. Le diagnostic est gratuit, le nettoyage coûte 450 € HT, et la maintenance qui surveille ensuite le site 200 € HT par mois. BetterCallBil est référencé sur la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr ; notre méthode décrit ce que nous vérifions, et le guide site piraté rassemble nos autres articles.

Votre site est concerné ?

Diagnostic gratuit, nettoyage 450 € HT, rien ne démarre sans votre accord écrit.

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Questions fréquentes

Quel est le texte exact de la mention dans Google ?

En français, Google affiche « Il est possible que ce site ait été piraté » à côté du résultat. Beaucoup la cherchent sous la forme « ce site a peut-être été piraté », traduction de l'anglais « This site may be hacked ». Une autre mention, « Ce site risque d'endommager votre ordinateur », concerne les logiciels malveillants.

La mention va-t-elle disparaître toute seule ?

Non. Google écrit que la notification n'est supprimée que lorsque le propriétaire du site effectue les actions nécessaires : nettoyer le site, corriger la faille, puis demander un examen dans le rapport Problèmes de sécurité de Search Console. Seule exception : si Search Console ne signale rien, la détection est probablement automatique et la prochaine exploration constate la correction.

Combien de temps faut-il pour que la mention disparaisse ?

Selon Google, l'examen d'un site piraté pour du spam peut prendre plusieurs semaines, celui d'un site infecté par un logiciel malveillant quelques jours. Une fois le site jugé sain, les avertissements dans les résultats et les navigateurs sont retirés dans les jours qui suivent, sous 72 heures d'après la documentation web.dev.

La mention est-elle une pénalité Google ?

Ce n'est pas une action manuelle : elle relève des problèmes de sécurité, et Google précise que les actions manuelles s'appliquent le plus souvent sans aucune indication visible pour l'internaute. Mais elle n'est pas sans effet : Google peut retirer de ses résultats les pages piratées, et indique qu'avoir été signalé peut perturber le classement pendant un certain temps.

Je n'ai pas Search Console : puis-je retirer la mention ?

Il faut d'abord ajouter et valider votre site dans Search Console : c'est la première étape que Google donne, et la demande d'examen se fait depuis cet outil. En attendant, le rapport de transparence de la navigation sécurisée permet à n'importe qui de vérifier si Google considère une adresse comme dangereuse.

Combien coûte le retrait de la mention chez BetterCallBil ?

Le diagnostic est gratuit. Le nettoyage coûte 450 € HT : recherche de la faille, nettoyage, retrait des portes dérobées, désindexation du spam et demande de réexamen. La maintenance qui surveille ensuite le site est à 200 € HT par mois. Rien ne démarre sans votre accord écrit.

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